Électre de Sophocle

En juin 2017, après une année de travail au sein de l’ENSATT, une représentation d’Électre est jouée en plein air dans le cadre du Festival de Malaz à Seynod.

© Pierre Valet

Ô pure lumière, Ô plaine de l’air à la mesure de la terre, combien de fois vous aurez entendu ma plainte, combien de fois les coups frappés sur ma poitrine et qui me laissent en sang, à l’heure où la sombre nuit se retire.

Extrait de la note d’intention

Ce qui nous touche le plus dans la tragédie grecque c’est la place qu’elle donne au public. Les personnages ne semblent pas s’adresser les uns aux autres mais dialoguer de manière volontairement ostentatoire. Pour reprendre les mots d’Antoine Vitez : « Les acteurs ne jouent pas des rôles, ils jouent la pièce. » Ce sont les idées qui s’affrontent devant nous. À l’instar de la philosophie platonicienne, ce sont les idées qui parlent dans des situations concrètes où les corps se tordent autant que les âmes. « Tout le malheur des hommes vient de l’espérance. » Cette phrase d’Albert Camus illustre avec une admirable justesse l’œuvre de Sophocle. Sans édification morale, ni manichéisme, les acteurs exploreront la noblesse de la poésie tragique à travers un engagement physique abrupt et intense.


MISE EN SCÈNE Hugo Roux

AVEC
Électre Lauriane Mitchell
Clytemnestre Louise Morin
Chrysothémis Éva Blanchard
Oreste Adrien Zumthor
Pylade Jules Benveniste
Le pédagogue Maxime Grimardias
Égisthe Hugo Boulanger
Le choryphée Alexia Hébrard
Chœurs Marion Carducci & Lianna Harutyunyan
Violoncelle 
Louise Berger

TRADUCTION Antoine Vitez
DRAMATURGIE Lucas Wayman
LUMIÈRES Brendan Royer
SCÉNOGRAPHIE Irène Vignaud
COSTUMES Alex Costantino
COMPOSITION & DIRECTION DES CHŒURS Antoine Gasse

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